Il eut un temps où les blogs (blogues, carnets… sic sick) furent des îles rattachées par des flux d’électrons propulsés par la curiosité et l’amour des lettres ou encore, l’avidité, l’orgueil, le narcissisme et l’envie. Ce monde obéissait (ébahissait) à un code de conduite unique et où les anciens portaient un aura réservé qu’aux pionniers. Ces sages faisaient la pluie et le beau temps. S’y coller pouvait accélérer la montée en popularité du néophyte ou détruire une réputation en moins de deux LOL. L’univers des réseaux sociaux est une grande cour d’école.
En vieillissant, force est de constater que les adultes ne sont que de grands enfants doués de plus ou moins d’inhibition. La façade virtuelle remettant au goût du jour les caractères d’antan (d’enfants), l’émotivité des débats en est la preuve. Mais tout cela n’est qu’une inférence à l’image.
Facebook est devenu en peu de temps un outil pour jouer avec cette image. L’image publique étudiée, cernée, rognée, choisie est devenue notre représentation sociale. La distance existant entre cette image et le véritable soi permet de s’associer à des marques et des groupes que nous ne fréquenterions même pas dans la vie courante.
Certains réussissent mieux que d’autres à se mettre en marché. Le soi est devenu une marque de commerce.
2 commentaires:
Es-tu le même Perrasites d'il y a un siècle?
Impossible que le "soi" devienne une marque de commerce puisqu'il n'existe plus!
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